Voix et voies - Errance

De la poésie à la chanson, il n'y a qu'un pas, qu'une voie, qu'une voix : la mienne...


En quelques années, ce sont pas loin d'une trentaine de chansons que j'ai écrites, souvent sur un air original, parfois sur un air connu, mais chantées ici a cappella faute de talent d'instrumentiste. Avis aux amateurs !


N.B. : pensez à mettre le son ! L'article comprend les enregistrements vidéos et les paroles. Pour un chargement allégé des seuls morceaux audio, consultez la playlist ! (les derniers morceaux figurant dans cet article n'y figurent pas encore)

Voix et voies

Donnez-moi le la !

C'est en promenant mon chien que, après avoir écouté des romans audio et écrit des poèmes, je me suis mis à chansonner, faisant ainsi le lien avec des pastiches réalisés pendant mon adolescence.


S'ensuivent jusqu'à aujourd'hui des chansons engagées, humoristiques ou sentimentales que j'enregistre ici pour donner humblement l'apparence d'une chanson à ces textes faits pour être chantés. Rares sont ceux à bénéficier d'un accompagnement sonore et j'ai fait quelques expérimentations, mais tout cela reste terriblement amateur tant que je n'ai pas de vrais musiciens pour sublimer mes textes... Avis aux bonnes volontés !




Errance est la déploration des duretés de l'adolescence, entre le bannissement de l'enfance protégée et l'orée de la cruauté du monde adulte.

Un écran qui s'allume,

Un air mou qui s'élève

Et tu quittes les brumes,

Tes paupières se soulèvent...

La nuit encore t'enfume

Et te borde de rêves ;

Soudain c'est le bitume :

Te revoilà élève.

Pourtant c'était hier,

Sur les genoux d'un père,

Dans le cou de ta mère :

Ta vie tenait entière...

Aujourd'hui tout t'excède,

Tu refuses notre aide :

Tes amis par centaines,

Comme toi virtuels

Et captifs de la toile,

Exacerbent ta haine

De tout, de nous, de toi,

De tout ce qui te fait,

Ta tête, ton cœur, ta foi

Et tout ce que tu es.

Pourtant c'était hier,

Sur les genoux d'un père,

Dans le cou de ta mère :

Ta vie tenait entière...

Connecté à toute heure

A ce réseau de peurs,

Tu colportes sans fin

L'abondance des riens,

Tous ces ragots sans fond

Qu'écrivent des sans vie

Qui se font un récit

De leurs moindres actions...

​​​Pourtant c'était hier,

Sur les genoux d'un père,

Dans le cou de ta mère :

Ta vie tenait entière...

Et pourtant tu grandis

Chaque jour un peu plus,

Et pourtant tu vieillis

Vers ce jour où, déçu,

Tu te retourneras

Sur ce triste gâchis

De temps et d'énergie

Au seuil de ton trépas

Et tu repenseras

A tes actes passés

Et tu regretteras

Jusqu'à certaines pensées...

Pourtant c'était hier,

Sur les genoux d'un père,

Dans le cou de ta mère :

Ta vie tenait entière...

​Alors prends de l'avance

Et saisis bien ta chance :

En ce matin d'enclume,

Craché sur le bitume,

C'est la vie qui s'éteint,

C'est la nuit qui t'étreint.

Prends ton destin en mains

Et choisis ton chemin :

Courbé, tendu, caché,

Environné de nuit,

Ou bien fierté dressée,

Bien clair et bien en vie.


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