Le testament de l'arbre

Ils sont partout, et pourtant nous ne les voyons plus. Ils sont essentiels, et pourtant nous les éradiquons. Ne serions-nous pas en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ?


Si ceux qui comptent les moutons qui sautent s'endorment, ceux qui comptent les arbres qui tombent en perdent le sommeil...

Le testament de l'arbre.

A leur silence assourdissant.

Le testament de l’arbre

Dans la terre, où je plonge mes racines,

Je dessine un secret où tu te perds,

Mais sa chair est loin de ce qui te mine :

Et j’incline à payer ton cœur trop fier.

Mes rameaux puisent la chaleur du ciel

Dans lequel chantent les plus beaux oiseaux :

Le front haut et la canopée rebelle,

Je décèle ce que coûteront tes maux.

Et mon tronc, dressé en pilier des cieux,

Soucieux, tremble face à tes affronts :

Si ton front dans ton miroir est odieux,

Mon adieu sonne ton inhumation.

Mon silence au milieu de ton boucan,

Maintenant, est le fruit de ta démence :

L’espérance que tu grandiras à temps

Est pourtant un vœu fait d’inconséquence.

Le désert ronge peu à peu le vert,

Et la mer, dans un bouillon délétère,

Désespère de vous voir si peu bien faire,

Manquer d’air un peu plus à chaque hiver.

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