Le tapir et la fourmi

Il ne faut pas dire "Fontaine je ne boirai jamais de ton eau", car La Fontaine est bon terreau !


Ma première fable, mon premier pastiche de La Fontaine. Je sais ça : c'est pas terrible. Alors, ça vaut ce que ça vaut, mais on ne va nulle part sans un premier pas, non ?

Le tapir et la fourmi

Au Lion et au Rat !

Il ne faut pas dire :

Fontaine, je ne boirai pas de ton eau.

Le tapir et la fourmi le prouvent comme il faut.

Le tapir se promenait à la recherche de son repas,

Quand la fourmi, entre ses pattes passa.

Le tapir l’arrêta et lui dit :

«- Ma chère amie,

On peut dire que vous tombez bien !

Je me demandais ce que j’allais manger aujourd’hui !

Mais puisque vous êtes là,

Je vous invite à visiter mon estomac !

- Pitié, lui dit cette fourmi,

Si vous ne me mangez point,

Je vous promets que je vous aiderai quand vous en aurez besoin.

- Ma chère, lui dit notre gourmand, je peux vous dire,

Que j’ai grand faim,

Mais j’ai pitié de vous et vous n’êtes pas une grande perte.

Puisque vous me demandez grâce, je vous l’accorde, même si je n’aurais jamais besoin de vous.

- Merci de me laisser la vie sauve, même si c’est une question d’honneur pour vous. »

La fourmi partit tranquille et rassurée.

Quelque jours après,

Le tapir remarqua une longue procession de fourmis rouges qui se dirigeaient sans grande hâte

Vers un arbre creux où était installé leur repère.

Il se léchait déjà les babines à l’idée de faire un si bon repas.

Quand les fourmis furent toutes rentrées dans leur tanière,

Le fourmilier se précipita si vite vers le trou dans l’arbre qu’il s’y coinça de moitié.

Après avoir étudié la situation un tant soit peu catastrophique dans laquelle il était,

Il prit la décision de manger son en-cas avant de chercher un moyen de sortir de ce piège.

Quand il eut fini de manger toutes les fourmis qui se trouvaient à sa portée, ce fut un vrai carnage :

Non content de ne pouvoir sortir de ce trou, il avait en plus une terrible indigestion.

Quand la fourmi entendit les lamentations du tapir, elle accourut avec hâte pour voir ce qui se passait

Et elle aperçut le tapir coincé dans le trou. Elle lui demanda :

« Que vous est-il arrivé ? Que faites-vous là ?

- En voulant manger des fourmis rouges, je me suis coincé en cet endroit.

- Je vais vous aider, lui dit la fourmi. Restez là,

Je reviens de suite avec la solution qui vous sauvera. »

Elle alla chercher ses amies les termites, ses sœurs, et les amies de ses soeurs

En leur disant qu’elles pouvaient sauver leur ennemi héréditaire sans en avoir peur.

Elles arrivèrent donc par milliers et se mirent à ronger le tronc de toutes parts.

Au bout d’une heure, il ne restait plus du tronc qu’un tas de sciure d’où dépassait la tête du pauvre fourmilier

Qui, pleurant de joie d’être libre et de honte d’avoir eu recours à des plus petits que lui, les remercia de tout son cœur.

Depuis ce jour, le tapir n’est plus orgueilleux du tout, accepte volontiers l’aide des petits animaux de la forêt

Et ne mange plus que des petites plantes au bon goût sucré qui le surprend toujours avec douceur.

L’orgueil apporte souvent le malheur

Mais le bonheur va souvent de pair avec l’amitié.

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