Un peu de correction !

Mis à jour : janv. 5


Un correcteur ? Kézako ?


Pour beaucoup, un correcteur est un logiciel magique repérant et corrigeant toutes les erreurs de langue.


Et ça, ça n'existe pas.



Pour gagner de l'argent, il faut vendre ; mais pour vendre, il faut proposer de la qualité !


En effet, les logiciels sont des algorithmes prédictifs : ils sont des catalogues de probabilités d'erreur. Or, la langue est un matériau vivant dont chacun fait un usage singulier. Impossible pour ces algorithmes, donc, de reconnaître une erreur déguisée en formulation correcte (homophones, par exemple), tout comme de distinguer une formulation correcte déguisée en erreur (accords complexes, par exemple). Par ailleurs, ces assistants automatiques repèrent et proposent des corrections parmi lesquelles vous devez trancher. Une aide précieuse, certes, mais souvent insuffisante. Parmi les meilleurs logiciels, on citera notamment Antidote, très efficace dans son domaine pour un coût relativement abordable (environ 100€).


C'est là que le correcteur humain intervient. Expert dans la langue, il peut trancher au milieu de tous ces doutes. Mais plus que de corriger la langue, c'est un lecteur expert, voire un auteur aguerri, et son regard professionnel saura repérer les failles d'une création et proposer des remédiations.


Un correcteur humain est donc un alter ego qui vous dédouble pour vous rendre plus efficace dans le parachèvement de votre production. C'est aussi un camarade qui vous accompagne sur les chemins solitaires de l'écriture pour vous soutenir quand vous vacillez et vous aider à franchir les obstacles qui se présentent.



Pourquoi payer un correcteur quand des bêta-lecteurs promettent le même service gratuitement sur Internet ?



A trop chercher l'économie, on fait l'économie de l'essentiel...


Une relecture corrective prend entre 1 et 3 minutes par page en fonction des problématiques présentes dans l'écriture ou le projet. Sur un roman de 500 pages, ce sont donc 500 à 1500 minutes de travail, soit entre 8 et 25 heures de travail sur un roman. Or, les seuls à pouvoir mobiliser une telle disponibilité sont ceux qui ont ce temps libre : des étudiants. Loin de mépriser leurs compétences et qualités, force est de reconnaître que la jeunesse et l'inexpérience sont deux freins sérieux à l'efficacité.


Par ailleurs, le bénévolat engage la volonté, volonté gracieuse forcément sujette à variations en fonction des priorités de la vie. Au contraire, un correcteur professionnel aura l'expérience et le devoir comme la nécessité alimentaire de soutenir sa volonté fluctuante par une obligation morale, commerciale, légale et alimentaire issue du contrat de vente du service.


Bref, vous l'aurez compris, s'il existe de bons et sérieux bêta-lecteurs comme il existe de mauvais correcteurs professionnels, le cadre relationnel qui s'instaure entre un inconnu qui vous offre son temps libre et un prestataire de service dont vous achetez le travail est de taille à engendrer des conditions plus ou moins bonnes pour le parachèvement de votre projet.


Enfin, il faut voir les compétences de chaque correcteur. Si on peut légitimement penser que tout correcteur fonde d'abord son choix professionnel sur sa compétence linguistique, certains ont par ailleurs d'autres cordes à leur arc : liens avec l'édition, compétences et services marketing (publicité, couverture...), qualités pédagogiques ou compétences d'auteur qui peuvent contribuer à l'efficacité de votre projet comme à votre développement créatif.


J'ai pour projet, à plus long terme, de construire avec d'autres correcteurs une plateforme collective avec charte afin d'homogénéiser avec transparence la qualité du travail de correcteur, sa disponibilité pour les clients et sa légitimité. Aujourd'hui, le secteur est en effet hautement concurrentiel et souffre autant de l'invisibilité de la profession que de la mauvaise réputation de l'auto-édition liée au quiproquo sur l'efficience des logiciels de correction et à la recherche des coûts les plus bas. Et, alors que certains correcteurs peinent à survivre faute de clients, d'autres voient leurs listes d'attente se prolonger. Une mutualisation permettrait une meilleure répartition du travail, donc une clientèle plus rapidement satisfaite, et la charte de qualité apporterait une plus-value qualitative à même de favoriser la légitimation du métier, qui permettrait de le faire connaître et de le diffuser auprès de tous ceux, nombreux, qui négligent cette finalisation qualitative de leurs projets.


En attendant, vous pouvez toujours tester les correcteurs sur de courtes portions de texte pour choisir ceux qui vous semblent apporter le meilleur à vos projets, de même que vous pouvez orienter vos choix en fonction des spécificités mises en avant par chacun des professionnels et saluées ou non par les avis des clients.



Pourquoi les tarifs de correction doivent-ils être élevés ?


Une page A4 compte en moyenne 1 500 signes et prend environ 3 min à être relue et retravaillée. Considérant qu'il faut compter 3 relectures pour pallier les erreurs d'inattention et harmoniser l'ensemble du fond comme de la forme, on est en tout et pour tout sur du 10 minutes par page maximum (sauf graves problématiques de langue ou de fond qui compliqueraient la tâche du correcteur).


Un roman comptant en moyenne 300 pages, la correction d'un tel manuscrit porte le temps de travail nécessaire à sa correction à 3 000 minutes de travail, soit 50 heures de travail.


Considérant qu'on ne peut corriger efficacement plus de huit heures par jour, un roman prendra donc un peu plus de 6 jours à corriger. Huit heures sont évidemment un maximum de temps quotidien, et il apparaîtra assez légitime de ne pas les atteindre. 6 jours pour un roman de 300 pages A4 est donc une quotité idéale qui sera souvent dépassée.


Ainsi, on ne pourra pas corriger à ce rythme beaucoup plus de 4 romans par mois, puisqu'il n'y a que 4 semaines par mois.


Du fait qu'un micro-entrepreneur (statut légal du correcteur) reverse un quart de son chiffre d'affaire en cotisations sociales (assurance maladie, retraite, chômage, impôts...), il lui faut donc gagner au moins 2 000 € par mois pour espérer disposer de 1 500 € pour payer son loyer, ses factures et sa vie familiale.


1 500 € mensuels, oui, pour 50 h hebdomadaires. 6 jours sur 7.


Certes, on est des passionnés, mais demander moins de 500 € pour une semaine de travail serait du masochisme, du suicide financier. Ce qui ramène le coût moyen d'une page à 1,7 €. Et c'est le minimum vital pour un correcteur rapide et efficace sur un manuscrit qui tient la route et dans une organisation de vie sans anicroche.


Alors, oui, on aimerait accompagner chaque auteur pour ses beaux yeux et le plaisir de collaborer à la naissance d'un chef d'oeuvre, mais l'estomac n'a aucun sens esthétique, et les enfants, le plus souvent, ne se nourrissent pas des rêves de correcteur de leurs parents !


Chères consœurs autrices, chers confrères auteurs, nous savons bien qu'un créateur a la vie dure, tant il doit ronger son frein devant la somme de travail non considéré qu'est l'écriture d'un livre, mais sachez que nous, correcteurs, prenons votre projet à cœur et faisons notre maximum pour qu'il atteigne la pleine envergure du potentiel que vous y mettez.


Faire corriger votre manuscrit par quelqu'un d'extérieur est le meilleur moyen de vérifier sa viabilité et d'améliorer sa qualité.


Testez plusieurs correcteurs, économisez, faites-vous aider ou échelonnez les paiements quand c'est possible, mais donnez une chance à votre rêve, et votre confiance à un professionnel.



Retour d'expérience


Je lis depuis plus de 25 ans avec la fièvre de ceux qui s'évadent ainsi d'un quotidien morose où ils ne connaissent pas d'échappatoire.


J'écris depuis plus de 20 ans avec la frénésie de ceux qui savent devoir mourir un jour et qui pensent avoir tout à découvrir et inventer.


J'accompagne des apprenants depuis plus de 10 ans avec l'urgence du militant qui sait que tout se joue dans l'éveil des consciences.


J'épaule de jeunes auteurs depuis près de 5 ans avec le plaisir de celui qui s'est heurté aux obstacles et épargne des souffrances inutiles à autrui.


Cela va faire un an que j'exerce le métier de correcteur de manière professionnelle, et je n'y ai trouvé que le plaisir de la rencontre, la satisfaction de voir aboutir des projets importants pour leurs auteurs et la reconnaissance de clients satisfaits de mes services.


Sur ma première quinzaine de clients, j'ai déjà touché le biographique, le réalisme, la fantasy, l'historique, le fantastique ; je me suis confronté à des nouvelles et des romans ; j'ai déjà corrigé la langue seule, proposé des diagnostics, des remédiations, des réécritures, des co-écritures, des conseils stratégiques, des textes d'accroche... Bref, un panel d'activités aussi intéressantes que jouissives, et qui ont eu l'honneur de convenir aux personnes avec qui j'ai collaboré.


Voyez plutôt leurs retours :


- sur mon site La Plume Amie


- sur ma page Facebook La Plume Amie



Alors peut-être à bientôt pour un petit bout de route ensemble sur les chemins de l'écriture !