Calangrier de l'Avent(ure)*

à partir du 1er décembre 2020

La langue française est un terrain de jeu pour l’imagination, l’intelligence et la sensibilité (comme toutes les langues, évidemment, puisque chaque peuple s’invente les outils pour communiquer et explorer le dicible en fonction de ses besoins !). Comme toutes les langues, aussi, elle a évolué afin de s’enrichir dans les domaines que la culture de ses locuteurs venait nourrir, tandis qu’elle s’est au contraire faite discrète quant aux tabous qui les traversaient. Il en résulte un choix pléthorique ou rachitique de mots suivant les domaines.

Toutefois, pendant qu’elle s’enrichissait pour faire face aux enjeux d’actualité, elle faisait le deuil de mots tombés en désuétude. Chemin faisant, notre langue a donc dansé avec d’autres, empruntant par-ci, donnant par-là, vivante et insaisissable malgré les tentatives de quelques académiciens mandatés pour produire les outils linguistiques destinés à asseoir le pouvoir d’une élite sur le commun populaire, à qui il fallait bien faire sentir le joug du savoir de quelques-uns sur l’incompétence de tous les autres.

Pourtant, malgré toutes les subtiles complexités de notre langue, malgré une société sans cesse travaillée du désir de classer, de hausser sur un piédestal ou de disqualifier, de mépriser ou d’aduler, la langue appartient à celles et ceux qui l’utilisent pour échanger et se dévoiler. Aussi, mon cadeau de Noël est ce singulier « calangrier de l’Avent(ure) », qui va vous présenter vingt-quatre pièges de la langue tout au long de ce marathon intense qu’est l’attente de Noël, entre pression à la consommation, appréhension face aux fêtes de fin d’année et impatience de partager à nouveau un précieux moment de convivialité hors du temps et hors du monde dans l’entre-soi d’une célébration familiale et intime.

Vingt-quatre petits pas vers votre autonomie linguistique, pour vous redonner le pouvoir d’oser écrire en dépit de vos fragilités, pour libérer votre expression et vous décomplexer. Parce que l’erreur n’est pas une faute, et qu’on se relève quand on trébuche, qu’on comprend et apprend de toutes les fois où l’on se méprend. Et, à la fin de ce petit voyage, une petite surprise récompensera les plus méritants...

Prêts à pousser les petites portes de ce « calangrier de l’Avent(ure) » ?

Chaque jour, une porte sera déverrouillée, donnant accès à un petit défi accompagné de sa solution. Ne regardez pas la solution avant de vous être confrontés à l’épreuve proposée : c’est au prix de l’effort que l’esprit prend corps.

Belle balade au pays des surprises de la langue...

Avant de vous lancer, sachez distinguer les types d’erreurs qui se glissent dans les interstices de votre vigilance ou de votre méconnaissance de la langue :

  • les erreurs de lexique — ce sont tous ces mots mal choisis faute de maîtriser leur définition (cas typique de la confusion entre « remords » et « regret »), mais surtout tous ces mots mal écrits faute de connaître leur orthographe (type « innonder » ou « inonder » ?). Pour ça, rien de tel qu’un bon dictionnaire ! Rassurez-vous : personne ne connaît tous les mots, et même les correcteurs professionnels aguerris utilisent des dictionnaires en cas de doute ou d’ignorance ! Et détendez-vous également : les correcteurs automatiques corrigent très bien les erreurs d’orthographe lexicale. Pour le choix des mots, il faudra en revanche des relecteurs chevronnés.

  • les erreurs de grammaire — ce sont toutes les erreurs liées à la méconnaissance des règles de fonctionnement de la langue. Il s’agit de tout ce qui va concerner la conjugaison, les accords ou les homophones. La bonne nouvelle, c’est que, contrairement aux 270 000 mots qui existent, il n’y a que quelques dizaines de règles à connaître. La mauvaise nouvelle, c’est que ces règles concernent des mots omniprésents quand on communique, et chaque règle méconnue démultiplie les risques d'erreur. Mauvaise nouvelle supplémentaire : les correcteurs automatiques traitent très mal ces problématiques, car la langue comporte bien trop de combinaisons pour que les algorithmes qui composent ces logiciels soient capables de trancher — au mieux vous indiqueront-ils un risque d’erreur et les alternatives envisageables parmi lesquelles vous devrez alors choisir. C’est à ce stade qu’un correcteur professionnel est d’une aide précieuse.

  • les erreurs de syntaxe — ce sont les erreurs de construction dans les phrases : usage du mauvais mot-outil (type « à » plutôt que « de »), mots manquants ou surnuméraires ainsi que ponctuation inadaptée. Là aussi, les correcteurs automatiques sont peu compétents en la matière, et il vaut mieux maîtriser les règles et s’appuyer sur des correcteurs humains de métier.

Pour information, toutes les règles que vous allez rencontrer, découvrir ou redécouvrir dans ce « calangrier » sont expliquées et illustrées dans mon guide Main dans la main et ses Alphabécritures.

Entendez-vous ces clochettes tintinnabuler ?

Il est temps d’ouvrir votre première porte !

P.S. : J'ai conçu ce petit « calangrier » comme un petit récit de Noël. Chaque  porte dévoilera donc peu à peu une petite histoire inédite mais sans prétention qui a surtout vocation à accompagner plus ludiquement ces vingt-quatre clefs pour la langue.

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Joyeuses fêtes de fin d'année

et meilleurs voeux pour 2021 !

Au matin du 25 décembre, tentez d'ouvrir votre cadeau pour voir ce que vous avez gagné !

* Je sais, "Calangrier de l'Avent(ure)" est un jeu de mots un peu moisi... mais j'aime bien les mots-valises, et je voulais jouer avec le nom traditionnel en l'ajustant à l'esprit de l'activité que je vous propose : une aventure qui se dévoile jour après jour et vous donne de bonnes astuces pour progresser dans la maîtrise de votre langue et de votre écriture. 

 

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