Article 7

Un peu de correction !

 

Un peu de correction !

Pour gagner de l’argent, il faut vendre ; mais pour vendre, il faut proposer de la qualité, et donc corriger son texte soigneusement pour renvoyer de lui une bonne image !

 

Un correcteur ? Kézako ?

 

Pour beaucoup, un correcteur est un logiciel magique repérant et corrigeant toutes les erreurs de langue.

 

Et ça, ça n’existe pas.

 

En effet, les logiciels sont des algorithmes prédictifs : ils sont des catalogues de probabilités d’erreur. Or, la langue est un matériau vivant dont chacun fait un usage singulier. Impossible pour ces algorithmes, donc, de reconnaître une erreur déguisée en formulation correcte (homophones, par exemple), tout comme de distinguer une formulation correcte déguisée en erreur (accords complexes, par exemple). Par ailleurs, ces assistants automatiques repèrent et proposent des corrections parmi lesquelles vous devrez trancher. Une aide précieuse, certes, mais souvent insuffisante. Parmi les meilleurs logiciels, on citera notamment Antidote, très efficace dans son domaine pour un coût relativement abordable (environ 100 €).

Quelques exemples :

— Pour la formulation "Revenez-nous", Antidote me propose l'alternative "Revenez gnous", qui lui paraît au moins aussi bonne, sinon préférable ! De quoi provoquer quelques effets comiques indésirés si on se fie à ses suggestions en aveugle ! C'est anecdotique, mais cela arrive régulièrement.

— La gestion des phrases complexes est également difficile pour un correcteur automatique. Dans la phrase "Les chaussures des enfants étaient trempées, leurs pantalons tachés de boue, et un air coupable avait pris la place des sourires de plaisir du jeu.", l'algorithme considère que le verbe "avait" devrait être pluriel du fait de la conjonction de coordination "et" et des virgules précédentes, qu'il traite comme une énumération. Pourtant, seul l'air coupable "avait pris la place", ici.

— J'aime utiliser le correcteur orthographique pour la gestion automatisée des espaces insécables, qui sont des caractères spéciaux. Ce sont des espaces qui ont la particularité d'être intouchables : pas d'espacement variable derrière un tiret de réplique, pas de signe de ponctuation forte isolé sur la ligne suivante, par exemple. Pourtant, le logiciel peut connaître des ratés. Récemment, il m'a par exemple ajouté des espaces devant certains tirets de césure, ce qui donnait des aberrations du type "demanda-t-elle", avec cette espace abusive, donc, après le "-t-" euphonique. Il faut toujours contrôler ce que fait un logiciel de correction.

— Un correcteur automatique ne gère pas non plus très bien les différents niveaux d'un texte. Dans la réplique "Tes intérêts avant ceux des autres, remarqua  son ami sur un ton de reproche.", le logiciel considère que le verbe "remarqua" devrait être pluriel, car il part du principe que le sujet est avant, "ceux des autres", alors que c'est pourtant bien "son ami" qui "remarqua". Il ne faut donc jamais lâcher la bride à un correcteur automatique.

 

C’est là que le correcteur humain intervient. Expert dans la langue, il peut trancher au milieu de tous ces doutes. Mais, plus que de corriger la langue, c’est un lecteur expert, voire un auteur aguerri, et son regard professionnel saura repérer les failles d’une création et proposer des remédiations.

 

Un correcteur humain est donc un alter ego qui vous dédouble pour vous rendre plus efficace dans le parachèvement de votre création. C’est aussi un camarade qui vous accompagne sur les chemins solitaires de l’écriture pour vous soutenir quand vous vacillez et vous aider à franchir les obstacles qui se présentent.

 

Pourquoi payer un correcteur quand des bêta-lecteurs offrent le même service gratuitement sur Internet ?

 

À trop chercher l’économie, on fait l’économie de l’essentiel...

 

Une relecture corrective prend entre 1 et 3 minutes par page en fonction des problématiques présentes dans l’écriture ou le projet (et on est dans la fourchette très basse !). Sur un roman de 500 pages, ce sont donc 500 à 1500 minutes de travail, soit entre 8 et 25 heures de travail sur un roman pour une relecture unique du texte original, alors qu’il en faut plusieurs pour que la correction soit efficace. Or, les seuls à pouvoir mobiliser une telle disponibilité sont ceux qui ont ce temps libre : des étudiants ou des retraités. Loin de mépriser leurs compétences et qualités, force est de reconnaître que la jeunesse et l’inexpérience sont deux freins sérieux à l’efficacité, et que la vieillesse, malgré l’avantage de l’expérience, présente parfois des décalages générationnels qui peuvent être problématiques — même si ce n’est bien évidemment pas automatique.

 

Par ailleurs, le bénévolat engage la volonté, volonté gracieuse forcément sujette à variations en fonction des priorités de la vie. Au contraire, un correcteur professionnel aura l’expérience et le devoir comme la nécessité alimentaire de soutenir sa volonté fluctuante par une obligation morale, commerciale, légale et alimentaire issue du contrat de vente du service.

Bref, vous l’aurez compris, s’il existe de bons et sérieux bêta-lecteurs comme il existe de mauvais correcteurs professionnels, le cadre relationnel qui s’instaure entre un inconnu qui vous offre son temps libre et un prestataire de service dont vous achetez le travail est de taille à engendrer des conditions plus ou moins bonnes pour le parachèvement de votre projet.

 

Enfin, il faut voir les compétences spécifiques de chaque correcteur. Si on peut légitimement penser que tout correcteur fonde d’abord son choix professionnel sur sa compétence linguistique, certains ont par ailleurs d’autres cordes à leur arc : liens avec l’édition, compétences et services marketing (publicité, couverture...), qualités pédagogiques ou compétences d’auteur qui peuvent contribuer à l’efficacité de votre projet comme à votre développement créatif. N’hésitez donc pas à tester différents correcteurs sur de courtes portions de texte afin de voir ce qu’ils peuvent vous apporter et avec qui vous vous sentez le mieux, au-delà de la question fondamentale mais superficielle des prix. Je propose par exemple l’Offre Confiance où, pour 1 € symbolique, je vous montre la totalité de mon savoir-faire sur une portion de texte de votre choix de 1 000 caractères.

 

Comment se déroule une correction avec La Plume Amie ?

 

Lorsque vous me confiez un texte, je vous demande de me le présenter et de me spécifier vos attentes. Pourquoi ? Bien évidemment que je vais lire votre texte, mais je ne le lirai bien et ne le comprendrai correctement qu’en sachant ce que vous cherchez à faire, puisqu’un auteur sait généralement ce qu’il veut provoquer, mais qu’il possède bien souvent trop bien son texte en lui pour se rendre réellement compte de ce qu’il a oublié d’y mettre ou des ambiguïtés qu’il peut y avoir installées. Ainsi armé de vos volontés et désirs, je peux m’assurer de proposer des corrections qui vont dans le sens de votre projet et qui renforcent votre efficacité au service du but que vous donnez à votre texte. Une œuvre est en effet par essence porteuse de plusieurs significations, et chaque lecteur l’abordera à sa façon en y insufflant une part de son vécu, en infléchissant son message pour qu’il lui corresponde mieux. Mon objectif sera donc de renforcer votre texte afin de permettre au lecteur de vous suivre vous dans votre démarche plutôt que selon sa propre fantaisie, sans pour autant éloigner votre œuvre de son public, naturellement.

 

Je procède d’abord à une première lecture de dégrossissement :

 

 

  • si vous avez opté pour un service de correction approfondie « A toute épreuve ! » , je parsème en plus le texte d’une première série de commentaires et suggestions d’améliorations.

 

  • si vous avez opté pour un service de « Diagnostic littéraire » , je ne procède à aucune correction mais me concentre sur les commentaires, explications des failles et suggestions d’améliorations — cette bêta-lecture ne comporte qu’un seul passage sur votre texte, mais avec un bilan final à l’issue de la lecture et la possibilité d’échanger sur votre texte, bien sûr.

 

Ensuite, je procède à une deuxième lecture corrective d’ajustement : je précise ou amende mes commentaires en service de correction approfondie « A toute épreuve ! », et je complète et harmonise mes corrections quel que soit le mode de relecture corrective choisi. Les traces de mes propositions de correction disparaissent au profit d’un texte nettoyé de toutes les erreurs de langue, de typographie ou de mise en page qui ne relèvent pas de choix stylistiques ou littéraires. Je ne laisse que les points nécessitant votre accord ou votre intervention afin de trancher entre plusieurs options.

 

Enfin, je procède à une troisième et dernière lecture corrective de vérification en m’accompagnant du logiciel Antidote afin de corriger les éventuelles coquilles et les aspects typographiques indécelables à l’œil mais pénalisants pour la mise en page — en particulier les espaces insécables.

 

Lecture globale et soutien logiciel

 

Pourquoi l’intervention d’un correcteur automatique reste nécessaire même lorsqu’on est un correcteur professionnel ? Parce que tout lecteur fonctionne à la fois dans un mode syllabique et dans un mode global. C’est-à-dire que nous lisons en composant des syllabes par déchiffrage des lettres, mais que nous fluidifions notre lecture en recourant à un raccourci : nous reconnaissons également au premier coup d’œil un mot à sa forme.

 

La méthode syllabique comporte peu de risques d’erreurs, si l’on excepte les nombreuses irrégularités orthographiques de la langue française qui font qu’un même son peut se transcrire de plusieurs manières, et qu’une même lettre peut correspondre à plusieurs sons différents, mais c’est un mode de déchiffrage lent, coûteux en concentration et au final assez laborieux. Voir à cet égard cette vidéo éclairante et amusante qui aide à remettre l'orthographe à sa place.

 

Un lecteur expert double donc cette mécanique pointilleuse d’une capacité à lire à la volée des mots sans les déchiffrer, juste à leur forme globale, et ce quelles que soient les éventuelles erreurs orthographiques qu’ils comportent, ce qui comporte le double risque de laisser naturellement passer des coquilles ou erreurs d’orthographe, car l’œil ne les voit tout simplement pas, mais également des confusions de l’ordre du mot projeté dans le texte à la place d’un autre en vertu de sa familiarité plus grande pour le lecteur. C’est un peu comme quand on reconnaît quelqu’un au loin dans une foule à sa seule démarche et à sa carrure, mais on s’aperçoit parfois en se rapprochant qu’on s’est en réalité trompé. Lisez donc le texte suivant pour mieux comprendre cette problématique de la lecture globale : 

 

Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas un mot n’a pas d’ipmrotncae : la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire lteetrs sinoet à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porblmèe. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.

Étonnant, non ?

C'est ainsi pour pallier aux réflexes de lecture globale qu'un correcteur automatique sera un précieux allié du correcteur.

 

Quelles perspectives pour La Plume Amie ?

 

J’ai pour projet, à plus long terme, de construire avec d’autres correcteurs une plateforme collective avec charte afin d’homogénéiser en toute transparence la qualité du travail de correcteur, sa disponibilité pour les clients et sa légitimité. Aujourd’hui, le secteur est en effet hautement concurrentiel et souffre autant de l’invisibilité de la profession que de la mauvaise réputation de l’auto-édition, tout comme sa difficulté à se légitimer est liée au quiproquo sur l’efficience des logiciels de correction et à la recherche des coûts les plus bas — sans compter les correcteurs autoproclamés qui ne sont pas assez compétents pour assurer un service de qualité faisant honneur au métier et aux textes corrigés. Et, alors que certains bons correcteurs peinent à survivre faute de clients, d’autres voient leurs listes d’attente se prolonger. Une mutualisation permettrait une meilleure répartition du travail, donc une clientèle plus rapidement satisfaite, et la charte de qualité apporterait une plus-value qualitative à même de favoriser la légitimation du métier, qui permettrait de le faire connaître et de le diffuser auprès de tous ceux, nombreux, qui négligent cette finalisation qualitative de leurs projets.

 

En attendant, vous pouvez toujours tester les correcteurs sur de courtes portions de texte pour choisir ceux qui vous semblent apporter le meilleur à vos projets, de même que vous pouvez orienter vos choix en fonction des spécificités mises en avant par chacun des professionnels, et saluées ou non par les avis des clients.

 

Pourquoi les tarifs de correction doivent-ils être élevés ?

 

Une page A4 compte en moyenne 1 500 signes et prend environ 3 minutes à être relue et retravaillée. Considérant qu’il faut compter 3 relectures pour pallier les erreurs d’inattention et harmoniser l’ensemble du fond comme de la forme, on est en tout et pour tout sur du 10 minutes par page maximum (sauf graves problématiques de langue ou de fond qui compliqueraient la tâche du correcteur).

 

Un roman comptant en moyenne 300 pages, la correction d’un tel manuscrit porte le temps de travail nécessaire à sa correction à 3 000 minutes de travail, soit 50 heures de travail.

 

Considérant qu’on ne peut corriger efficacement plus de huit heures par jour, un roman prendra donc un peu plus de 6 jours à corriger au minimum. Huit heures sont évidemment un maximum de temps quotidien, et il apparaîtra assez légitime de ne pas les atteindre. 6 jours pour un roman de 300 pages A4 sont donc une quotité idéale qui sera souvent dépassée.

 

Ainsi, on ne pourra pas corriger à ce rythme beaucoup plus de 4 romans par mois, puisqu’il n’y a que 4 semaines par mois. Et ce à condition que les romans pris en charge soient d'une correction aisée ne demandant pas d'efforts de remédiation ou de recherche.

 

Du fait qu’un micro-entrepreneur — statut légal du correcteur — reverse un quart de son chiffre d’affaires en cotisations sociales — assurance maladie, retraite, chômage, impôts... —, il lui faut donc gagner au moins 2 000 € par mois pour espérer disposer de 1 500 € pour payer son loyer, ses factures et sa vie familiale. Et cela sans compter les frais inhérents aux transactions bancaires sur Internet ou l’hébergement des interfaces numériques développés.

 

1 500 € mensuels, oui, pour 50 heures hebdomadaires. 6 jours sur 7.

 

Certes, on est des passionnés, mais demander moins de 500 € pour une semaine de travail serait du masochisme, du suicide financier. Ce qui ramène le coût minimum d’une page corrigée à 1,7 €. Et c’est le minimum vital pour un correcteur rapide et efficace sur un manuscrit qui tient la route et dans une organisation de vie sans anicroche.

 

Alors, oui, on aimerait accompagner chaque auteur pour ses beaux yeux et le plaisir de collaborer à la naissance d’un chef d’œuvre, mais l’estomac n’a aucun sens esthétique, et les enfants, le plus souvent, ne se nourrissent pas des rêves de correcteur de leurs parents !

 

Chères consœurs autrices, chers confrères auteurs, nous savons bien qu’un créateur a la vie dure, tant il doit ronger son frein devant la somme de travail non considéré qu’est l’écriture d’un livre, mais sachez que nous, correcteurs professionnels, nous prenons votre projet à cœur et faisons notre maximum pour qu’il atteigne la pleine envergure du potentiel que vous y mettez.

 

Faire corriger votre manuscrit par quelqu’un d’extérieur est le meilleur moyen de vérifier sa viabilité et d’améliorer sa qualité.

 

Testez plusieurs correcteurs, économisez, faites-vous aider ou échelonnez les paiements quand c’est possible, mais donnez une chance à votre rêve, et votre confiance à un professionnel.

 

Retour d’expérience

 

Je lis depuis les années 1990 avec la fièvre de ceux qui s’évadent ainsi d’un quotidien morose où ils ne connaissent pas d’échappatoire.

 

J’écris depuis 1995 avec la frénésie de ceux qui savent devoir mourir un jour et qui pensent avoir tout à découvrir et inventer.

 

J’accompagne des apprenants depuis 2008 avec l’urgence du militant qui sait que tout se joue dans l’éveil des consciences.

 

J’épaule de jeunes auteurs depuis 2015 avec le plaisir de celui qui s’est heurté aux obstacles et épargne des souffrances inutiles à autrui.

 

Cela fait depuis 2017 que j’exerce le métier de correcteur de manière professionnelle, et je n’y ai trouvé que le plaisir de la rencontre, la satisfaction de voir aboutir des projets importants pour leurs auteurs et la reconnaissance de clients satisfaits de mes services. N’hésitez pas à consulter leurs témoignages pour vous faire une idée de leur ressenti quant à leur expérience de mes services, mais foncez également découvrir leurs œuvres auxquelles j’ai eu la chance d’être associé !

 

Issu d’une formation originale alliant baccalauréat en sciences économiques et sociales, licence de sociologie et licence de lettres modernes, et ayant par ailleurs enseigné le français et la littérature à des élèves de tous âges francophones ou non francophones venus de différents continents, je porte un regard original sur la langue et la littérature qui fait de mes corrections un enrichissement de votre texte, tout comme de mon accompagnement un point d’appui pour progresser.

 

Sur ma première trentaine de clients, j’ai déjà touché le biographique, le réalisme, la fantasy, l’historique, le fantastique, l’essai ; je me suis confronté à des nouvelles et des romans ; j’ai déjà corrigé la langue seule, proposé des diagnostics, des remédiations, des réécritures, des co-écritures, des conseils stratégiques, des textes d’accroche... Bref, un panel d’activités aussi intéressantes que jouissives, et qui ont eu l’honneur de convenir aux personnes avec qui j’ai collaboré.

 

Voyez plutôt leurs retours :

 

 — sur mon site

 

— sur ma page Facebook La Plume Amie

 

Alors, peut-être à bientôt pour un petit bout de route ensemble sur les chemins de l’écriture !

 

Et rappelez-vous que J. K. Rowling a longtemps essuyé les refus avant de trouver un éditeur pour Harry Potter, et que Charles Baudelaire a d’abord été emprisonné pour ses Fleurs du Mal avant d’être un incontournable monument de la poésie française étudié au baccalauréat.

 

Croyez donc en vos rêves et faites-vous plaisir ! C’est à ça que sert la littérature : à s’explorer soi-même et habiter le monde ! Écrire, c’est donc d’abord une aventure pour soi qui nous conduit forcément à croiser le chemin des autres.

 

Je vous souhaite par conséquent de belles aventures à travers les riches paysages de la création littéraire !

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