Article 11

Mise en page et raccourcis clavier

Au travail

Mise en page d'un document texte classique

La fantaisie des mots, pas la débauche d'effets

S’il peut être amusant de jouer avec les différentes polices, il est déconseillé d’en mélanger plusieurs, de même que de varier les couleurs ou les tailles dans un même texte, surtout quand il s’agit d’une histoire où les mots sont plus importants que les effets esthétiques de la présentation, qui perturbent la lecture. Choisissez donc UNE SEULE police lisible, et tenez-vous à celle-ci. La taille 12 est une bonne taille.

La forme au service du lecteur

Par ailleurs, pour des raisons de confort de lecture, on privilégiera un fort contraste (texte en noir sur fond blanc), et, pour le cas où le texte serait destiné à un lectorat comprenant des enfants et des personnes souffrant de dyslexie, on fera attention à augmenter les interlignes (1,5 à 2) et les "interparagraphes" (6 à 12) pour faciliter le suivi de la ligne, tout comme on adoptera des polices d'écriture sans serif pour faciliter le déchiffrage (c'est-à-dire des polices sans fioritures comme Verdana, Tahoma, Arial...).

 

Traditions et architecture


Pour les titres de votre document (titre général ou titres de partie ou de chapitre), centrez-les et écrivez-les toujours sur une "belle page", c'est à dire sur une page impaire, à droite quand le livre est ouvert. Vous pouvez adopter une police d’écriture un peu plus grosse, mais prenez garde à l'économie de la page : un titre supporte mal de tenir sur plusieurs lignes, il vaut mieux éviter de couper un titre de sorte de laisser tout seul un mot-outil en fin de ligne alors qu'il introduit le mot suivant, et il est bien entendu impératif d'harmoniser les choix graphiques dans l'ensemble du texte. Vous pouvez mettre les titres en gras. La police du titre et du texte sur la couverture peut-être différente de celle du texte intérieur, mais restez lisible et sobre.


Pour la mise en page des paragraphes, il est conseillé de justifier le texte : c’est-à-dire qu’on aligne le texte à gauche et à droite. Pensez également aux alinéas, qui doivent précéder chaque retour à la ligne (0.75 à 1 cm). Au passage, il est préférable qu'aucun paragraphe ne dépasse la longueur d'une page, chaque page gagnant à être aérée d'au moins un ou deux alinéas, et les paragraphes trop longs étant souvent le signe d'une structuration insuffisante des idées. On ne saute pas de ligne entre les paragraphes, mais on peut le faire entre des parties qu'on souhaite distinguer. Toutefois, une manifestation plus claire de la rupture peut être préférable (dans le cas d'une ellipse, par exemple) : on favorisera alors plutôt qu'un saut de ligne un indice textuel de rupture (connecteur logique, expression de la rupture par une transition ou un marqueur typographique (trio d'astérisques ou astérisme, par exemple).

 

Pour les cas où vous voulez insérer dans le corps du texte un sous-texte (citation d'un SMS, d'une lettre, d'un e-mail...), faites-le en italique pour indiquer son caractère écrit, mettez-le entre guillemets afin d'indiquer son caractère de citation, et augmentez les marges gauches et droites de 0.5 à 1 cm afin de marquer son statut de sous-texte inséré. Pour la présentation spécifique du dialogue, je vous invite à consulter mon article 2, segment consacré aux paroles rapportées et au dialogue, mais sachez qu'une réplique commence à la ligne et se trouve précédée d'un alinéa et d'un tiret cadratin (pensez à faire suivre votre cadratin d'une espace insécable " " pour éviter une fluctuation de l'espace entre le cadratin et le début de la réplique d'une réplique à l'autre ; notez que cette espace insécable est aussi à utiliser dans d'autres circonstances où deux mots ou deux caractères ne doivent pas être séparés par un retour à la ligne, comme avant les doubles signes de ponctuation, par exemple).

Enfin, quand un ouvrage est découpé en plusieurs segments, une table des matières ou un sommaire sont utiles. Pensez à l'introduire en amont ou aval du texte (en amont pour les ouvrages non fictionnels, en aval pour les fictions).

Pour l'anecdote, on n'accentuait traditionnellement pas les majuscules dans les livres imprimés, parce que les caractères en plomb étaient trop fragiles pour conserver leurs accents. Néanmoins, cette contrainte technique n'existe plus, désormais que l'imprimerie est numérique, alors il est à présent nécessaire d'accentuer les majuscules.

Pour trouver plus de précisions sur la mise en page, je vous conseille l'excellente page de BookElis à ce sujet. Pour des précisions sur la manière de paginer un texte, rendez-vous à l'article 9.

Mise en page et poétique

En théâtre, la mise en page est évidemment spécifique : nom des personnages qui vont parler en majuscules avant chaque réplique (centré avant la réplique ou en début de réplique avec un tiret cadratin ensuite), didascalies en italique, sauts de ligne pour marquer le changement de locuteur.

En poésie, la modernité a cassé les codes, et, tant que formes et fonds se répondent avec pertinence, tout est devenu possible : jouer avec le blanc de la page, dessiner avec les mots, s'amuser de variations typographiques, déstructurer... tant que l'on reste lisible. Je vous invite là aussi à vous reporter à mon article 2, segment sur la poésie.

 

TROIS OUTILS MAGIQUES !

 

Les logiciels de traitement de texte sont géniaux, car ils nous offrent de nombreuses possibilités que nous ignorons pour la plupart. Et c'est parce que nous méconnaissons de nombreuses fonctionnalités que nous les subissons parfois à enrager !

Voici trois outils de Word qui vous sauveront de bien des situations : "Effacer le formatage", "Afficher tout" et "Rechercher / Remplacer".

Sans titre.png

Le bouton "Effacer la mise en forme" est un moyen d'effacer toutes les options de formatage qui peuvent vous pourrir l'existence : police, taille, effets, espacement, interligne... Tout disparaît pour vous livrer un texte nettoyé de tous les choix de mise en forme et de mise en page qui ont fini par poser problème. En activant préalablement dans le mode "Révision" l'option "Suivi des modifications", vous obtenez en marge du document une bulle qui vous dit tous les effets qui ont été supprimés, ce qui vous permet de comprendre ce qui péchait !

Le bouton "Afficher tout" vous permet de voir incarné par un symbole tous les éléments invisibles du document, et donc de prendre conscience d'éventuels problèmes indécelables autrement et qui parasitent votre mise en page (double espace, par exemple, ou saut de page...). Et donc de les corriger plus facilement !

Les boutons "Rechercher" et "Remplacer" vous permettent en quelques clics de retrouver les occurrences d'un mot, d'une expression ou d'un caractère, et de les remplacer au besoin par autre chose, et même d'en modifier le format (italique, gras...). Ainsi, finie la corvée de vérifier tout le document pour corriger systématiquement un élément problématique ! Attention simplement à ne pas modifier plus que vous ne le souhaitez ! Par exemple, si vous voulez remplacer tous les - par des — dans votre texte afin que vos dialogues soient correctement présentés, vous ne pouvez procéder ainsi, car tous les tirets seraient remplacés par des cadratins, même dans les mots composés ! Il faut donc ici, par exemple, ajouter au repérage et au remplacement l'espace qui va distinguer le tiret de dialogue du tiret de liaison.

RACCOURCIS UTILES

 


Voici des combinaisons de touches utiles pour être plus efficace :


► « Ctrl + A » sélectionne tout le texte du document ;
► « Ctrl + C » copie toute la sélection ;
► « Ctrl + X » coupe toute la sélection ;
► « Ctrl + V » colle ce qui a été copié ou coupé ;
► « Ctrl + Z » annule la dernière action — peut être utilisé plusieurs fois de suite pour annuler plusieurs actions successives ;
► « Ctrl + B » met la sélection en gras (remplacer le « B » de « Bold » en anglais par le « G » de « Gras » en français sur Word) ;
► « Ctrl + U » souligne la sélection (« Underline » en anglais) ;
► « Ctrl + I » met la sélection en italique ;
► « Ctrl + S » sauvegarde le document (« Save » en anglais).

► « Ctrl + Shift + C » copie le style d'un texte sélectionné, c'est-à-dire sa mise en page (type de police, interlignes de paragraphe, taille, couleur...).

► « Ctrl + Shift + V » colle le style d'un texte copié sur le nouveau texte sélectionné. Pour rappel, la touche « Shift » est parfois appelée « Maj » ou symbolisée par une « → », et se trouve au-dessus des touches « Ctrl ».


Certains caractères n’existent pas sur le clavier, mais il existe des raccourcis pour les faire apparaître : il suffit de maintenir enfoncée la touche "Alt", puis de taper la suite de chiffres désirée et relâcher la touche "Alt". Bien sûr, vous pouvez également les copier-coller. Notez que la plupart de ces raccourcis ne fonctionnent que dans les logiciels de traitement de texte.

Insérer des majuscules accentuées ou des caractères spéciaux :

► [Alt+0192] = À
► [Alt+0193] = Á
► [Alt+0194] = Â
► [Alt+0195] = Ã
► [Alt+0196] = Ä
► [Alt+0197] = Å
► [Alt+0198] = Æ
► [Alt+0199] = Ç
► [Alt+0200] = È
► [Alt+0201] = É

► [Alt+0202] = Ê
► [Alt+0203] = Ë
► [Alt+0204] = Ì
► [Alt+0205] = Í
► [Alt+0206] = Î
► [Alt+0207] = Ï
► [Alt+0208] = Ð
► [Alt+0209] = Ñ
► [Alt+0140] = Œ
► [Alt+0210] = Ò
► [Alt+0211] = Ó
► [Alt+0212] = Ô
► [Alt+0213] = Õ
► [Alt+0214] = Ö
► [Alt+0215] = ×
► [Alt+0216] = Ø
► [Alt+0217] = Ù
► [Alt+0218] = Ú
► [Alt+0219] = Û
► [Alt+0220] = Ü
► [Alt+0221] = Ý
► [Alt+0142] = Ž
► [Alt+0138] = Š
► [Alt+0222] = Þ
[Alt+0223] = ß
► [Alt+0224] = à
► [Alt+0225] = á
► [Alt+0226] = â
► [Alt+0227] = ã
► [Alt+0228] = ä
► [Alt+0229] = å
► [Alt+0230] = æ
► [Alt+0231] = ç
► [Alt+0232] = è
► [Alt+0233] = é
► [Alt+0234] = ê
► [Alt+0235] = ë
► [Alt+0236] = ì
► [Alt+0237] = í
► [Alt+0238] = î
► [Alt+0239] = ï
► [Alt+0240] = ð
► [Alt+0241] = ñ
► [Alt+0156] = œ
► [Alt+0242] = ò
► [Alt+0243] = ó
► [Alt+0244] = ô
► [Alt+0245] = õ
► [Alt+0246] = ö
► [Alt+0248] = ø
► [Alt+0249] = ù
► [Alt+0250] = ú
► [Alt+0251] = û
► [Alt+0252] = ü
► [Alt+0253] = ý
► [Alt+0254] = þ
► [Alt+0255] = ÿ
► [Alt+155] = ø
► [Alt+160] = á
► [Alt+161] = í

 


Insérer des caractères symboliques et mathématiques :

► [Alt+035] = #
► [Alt+036] = $
► [Alt+037] = %
► [Alt+038] = &
► [Alt+060] = <
► [Alt+061] = =
► [Alt+062] = >
► [Alt+063] = ?
► [Alt+091] = [
► [Alt+092] = \
► [Alt+093] = ]
► [Alt+094] = ^
► [Alt+095] = _
► [Alt+096] = `
► [Alt+0123] = {
► [Alt+0125] = }
► [Alt+0126] = ~
► [Alt+0128] = €
► [Alt+0130] = '
► [Alt+0131] = ƒ
► [Alt+0132] = "
► [Alt+0133] = …
► [Alt+0134] = †
► [Alt+0135] = ‡
► [Alt+0136] = ˆ
► [Alt+0137] = ‰
► [Alt+0139] = ‹
► [Alt+0145] = '
► [Alt+0146] = '
► [Alt+0147] = "
► [Alt+0148] = "
► [Alt+0149] = •

► [Alt+0183] = · (point médian) — Cliquer ici pour comprendre l'écriture inclusive

► [Alt+0150] = –
► [Alt+0151] = —(tiret cadratin)

► [Ctrl+Shift+Espace] = " " (espace insécable) N.B. : la touche "shift" est parfois nommée "Maj" ou symbolisée par une flèche et se trouve juste au-dessus de la touche "ctrl". 
► [Alt+0152] = ˜
► [Alt+0154] = š
► [Alt+0155] = ›
► [Alt+0162] = ¢
► [Alt+0163] = £
► [Alt+0164] = ¤
► [Alt+0165] = ¥
► [Alt+0166] = ¦
► [Alt+0167] = §
► [Alt+0168] = ¨
► [Alt+0170] = ª
► [Alt+0171] = «
► [Alt+0172] = ¬
► [Alt+0175] = ¯
► [Alt+0176] = °
► [Alt+0177] = ±
► [Alt+0178] = ²
► [Alt+0179] = ³
► [Alt+0180] = ´
► [Alt+0181] = μ
► [Alt+0182] = ¶
► [Alt+0183] = ·
► [Alt+0184] = ¸
► [Alt+0185] = ¹
► [Alt+0186] = º
► [Alt+0187] = »
► [Alt+0188] = ¼
► [Alt+0189] = ½
► [Alt+0190] = ¾
► [Alt+0191] = ¿
► [Alt+0247] = ÷

 


Insérer des symboles et icônes ou logos :

► [Alt+20] : ¶
► [Alt+21] : §
► [Alt+1] : ☺
► [Alt+2] : ☻
► [Alt+3] : ♥
► [Alt+4] : ♦
► [Alt+5] : ♣
► [Alt+6] : ♠
► [Alt+11] : ♂
► [Alt+12] : ♀
► [Alt+13] : ♪
► [Alt+14] : ♫
► [Alt+15] : ☼
► [Alt+0128] : €
► [Alt+0147] : “
► [Alt+0148] : ”
► [Alt+0153] : ™
► [Alt+0169] : ©
► [Alt+0174] : ®
► [Alt+064] : @

► [Alt+8258] : ⁂ (astérisme)


Insérer des flèches :

 

► [Alt+23] : ↨
► [Alt+24] : ↑
► [Alt+25] : ↓
► [Alt+26] : →
► [Alt+27] : ←
► [Alt+29] : ↔
► [Alt+16] : ►
► [Alt+17] : ◄
► [Alt+30] : ▲
► [Alt+31] : ▼